L'antre de Kcid

Des coups d'humeurs, des refléxions, des textes...

07 octobre 2006

Droit et humour

Dans Le Monde daté d'aujourd'hui, on pouvait tomber sur un article très interessant... Celui sur une personne citadine s'installant dans le milieu rural et attaquant en justice un eleveur pour nuisance sonore (les cloches des vaches). Je vous passe tout les rebondissements dans l'affaire et à la fin de cet articile, on donne un des nouveaux arguments de la défense, qui invoque un arrêt en date du 7 septembre 1995. Que voici.

La poule est un animal anodin et stupide, au point que nul n'est encore parvenu à le dresser, pas même un cirque chinois. Son voisinage comporte beaucoup de silence, quelques tendres gloussements, et des caquètements qui vont du joyeux (ponte d'un oeuf), au serein (dégustation d'un ver de terre) en passant par l'affolé (vue d'un renard). Ce paisible voisinage n'a jamais incommodé que ceux qui, pour d'autres motifs, nourrissent du courroux à l'égard des propriétaires de ces gallinacés. La Cour ne jugera pas que le bateau importune le marin, la farine le boulanger, le violon le chef d'orchestre, et la poule un habitant du lieu-dit La Rochette, village de Salledes (402 âmes) dans le département du Puy-de-Dôme.

Bien entendu, c'est croustillant. Curieux, je me mis en quête de ce mystérieux magistrat. Je suis tombé sur ce blog. Ce fameux homme se nomme Monsieur ALZUYETA. Sur ce même blog, mon plaisir est grand, car j'ai la joie de trouver un autre arrêt de ce grand monsieur.

Je prends soin de citer ci-dessous les extraits de cet sublime arrêt donnés dans cet article où en commentaires quelques notions explicatives du cas sont données. Et pour plus de plaisir, tout l'arrêt !

Attendu que le Premier Président de la Cour de cassation invita un jour le monde judiciaire à sortir du néolithique, c'est-à-dire du monde où le plus fort écrase de ses lourdes pierres le plus faible ;

Que cette très noble voix ne semble point être parvenue aux oreilles des rédacteurs des contrats d’assurance de la Caisse nationale de prévoyance qui garantit le risque invalidité-décès des citoyens ayant contracté un prêt dans les instances du Crédit Agricole ; qu’en effet, cette Caisse nationale a refusé la prise en charge des prêts contractés auprès de ladite banque en 1987, 1988 et 1989 par Christian Vigouroux, né le 8 août 1954, agriculteur au lieu-dit Les Aubennes, village de Saint Georges-d’Aurac (254 âmes) dans le département de la Haute Loire, aux motifs d’une part que le 3 novembre 1994 son médecin contrôleur a déclaré que l’assuré, atteint d’une lombo-sciatique gauche, n’était point en mesure de reprendre sa profession, mais pouvait en exercer une autre, et d’autre part que le contrat d’assurance prévoit une garantie en cas « d’impossibilité de reprendre une activité professionnelle » :

Attendu que par un jugement excellent, tant par sa rédaction dans un français élégant que ses arguments juridiques extrêmement pertinents, le Tribunal de grande instance du Puy-en-Velay a, le 31 mars 1995, fait litière des arguties de la Caisse nationale de prévoyance ; que celle-ci, ayant cru bon de relever appel, s’obstine dans sa vue néolithique des choses (…)

« En fait, la seule question est en réalité de savoir si l’état de santé de l’assuré entraîne ou non une incapacité temporaire totale de travailler ou s’il est partiellement apte à exercer une activité professionnelle (la sienne ou une autre occupation) ; (…)

Attendu que Christian Vigouroux pourrait en pure théorie être clarinettiste, professeur de chinois, répétiteur de bridge, ravaudeur de caleçons, et qui sait quoi encore, de même qu’il pourrait s’élever au niveau des mathématiques les plus éthérées, tel ce paralytique célèbre qui manie les machines les plus complexes par les seuls mouvements de ses yeux ;

que dans cette perspective, ainsi que l’a remarquablement fait observer le conseil de Vigouroux à l’audience du 20 novembre 1995, la totalité des contrats conclus par la Caisse nationale de prévoyance seraient inopérants (hormis, ajoute la Cour, les rarissimes cas de malades plongés dans un coma profond) ; que la souscription généralisée des contrats que l’on saurait d’avance mort-nés – puisque hormis les comas profonds, tous les assurés pourraient un jour reprendre « une » activité – serait susceptible d’intéresser d’autres instances que la juridiction civile, la fausse entreprise étant alors caractérisée (…) »



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07 août 2006

Au flunch tout seul !

Oui, flemme de me faire à manger. Je suis crevé... Donc je vais au Flunch ! Puis en même temps je fais mes courses et le plein de la voiture.

J'entre dans le centre commercial, je trouve le flunch, je prends mon plateau et mes couverts. Direction la caisse, la mignone caissière prend ma commande, je lui souris et je paie. Hop je pose mon plateau et je vais chercher ma grillade.

Le drame commence, que deviens mon plateau seul ? Je l'observe de loin. Tiens un connard qui prend ma serviette pour s'essuyer. Merci bien et il se barre vite fait... Une chance qu'il n'ait pas bu dans mon verre. Ou cracher dedans.

Un couple se ramène, le gars vire sans état d'âme mon plateau en jetant un regard fuyant aux abords. Ce plateau qui fini sur une autre table, avec des congènères sales.

La serveuse débarque et commeneà débarrasser la table...

Je suis prêts à surgir pour sauver mon pauvre plateau qui a voyagé malgré lui, ah c'est bon il n'est pas viré.

Je reviens enfin avec mon assiete remplie, des gens commence à bouger ma table...

"Oh attends il y a quelqu'un"

"Oui vous pouvez prendre les tables, je suis seul" ai-je lancé, l'air sensiblement blasé...

A suivre au prochain Flunch.

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03 juin 2006

La guerre du pain

Mon père a eu la judicieuse idée d'acheter une machine à pain pour la fête des mères. On se plaignait tous, de la qualité médiocre du pain de la boulangerie du quartier.

Mon père adore faire plein de chose par lui même. C'est naturellement qu'il a offert cet magnifique objet à sa femme.

Après avoir ouvert le paquet, elle a laissé *de force* son mari l'installer. Bien sur, il s'était documenté sur le pain et les machines pendant plusieurs semaines. Il avait prévu tout les dosages et tout les techniques. Il s'est tout de suite retrouvé à le regler dans tout les sens, demandant à ma mère de ne rien toucher. *rire*

C'est la guerre autour du pain "Mais si tu as mal dosé il faut ajouter de la farine maintenant !" "Surtout pas ! On va en gaspiller pour rien !". *j'ose plus goûter le pain*

Je regarde d'un oeil amusé ces petites querelles gentilles, juste pour un pain. Qu'il soit trop mou ou trop dur, on entend les détails sur les dosages. On réfléchit comment améliorer la fabrication et on discute farines. C'est assez drôle, car mon père étant chimiste, dès qu'il faut quelque chose dans la cuisine j'ai l'impression de pénétrer dans un laboratoire où il ne faut rien toucher. Il surveille la machine à pain avec la même précaution qu'une réaction chimique dans un ballon...

A suivre, vers une nouvelle méthode de catalyse de la cuisson du poulet via la chimie ?

Posté par kcid à 14:27 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2006

Le moment où j'ai cru qu'une faille spatio temporelle m'eut absorbé à jamais

Le titre est assez évocateur. Recadrons dans le contexte.

Prenons moi, un jeune homme assez discret. Le voila le bougre, il va en cours. Son père le dépose à la gare en voiture. Il marche, il passe le portail électronique avec son pass navigo et grimpe les escaliers pour rejoindre le quai habituel. Le froid de l'hiver l'agresse et il observe montre et écrans de contrôle.

Plusieurs personnes ralent, le train est marqué "retardé" sur les télé bleues. Le jeune homme reste patient et marche pour se rechauffer.

Une annonce de la sncf résonne. Une voix douce et féminine récite hésitante des excuses et s'apprétent à donner une raison au retard.

"Le train Nath en direction de Paris est retardé pour cause d'une chutte de feuilles."

On s'est tous regardé, ahuris et je n'ai pas pu m'empêcher de rire. J'essaies de m'imaginer la situation... J'ai trouvé ce moment comique et je me suis cru, un instant, dans une dimension parallèle. Un monde avec des excuses "bidons" ou plutôt farfelues. Et même où le stress n'existe plus et où l'humour dans les relations de tout type prédomine...

Les insultes à l'encontre de la société de transport marmonées par mon voisin m'a vite rappelé dans notre belle réalité.

Un retard qui décroche un sourire n'en est plus un pour les gens tristes.

Posté par kcid à 19:30 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Citations...

Mes miennes ! A moi !

Il m'arrive de dire des choses très intelligentes et d'une rare profondeur. Bien que mon aspect extérieur ne laisse présager aucunement de ces miracles, oui ça existe. Bien que le Créateur ou seulement les gènes (et une multitude d'éléments aussi aléatoires que l'éducation, la position des planètes et ma coupe de cheveux) m'aient pourvues de capacités cognitives conséquentes à la personne essentielle que je suis (c'est à dire le minimum même pas nécessaire pour survivre dans notre univers sans repères) il a oublié de m'octroyer une mémoire suffisante pour stocker les phrases à la con / intelligentes / dignes de Socrate / dépourvues de sens / de mauvais goût / au sens douteux et parfois pervers (rayez les / la mention(s) inutile(s) s'il y a, mais n'en rajoutez pas svp).

Me baladant sur le blog de BenJ j'en ai trouvé une.

"J'ai plus d'un arc à ma corde."

N'hésitez pas à en mettre en commentaires ou à me les faire parvenir par n'importe quel moyen (mail, téléphone arabe, visio, pigeon voyageur...).

Je les mettrais ici.

Posté par kcid à 19:04 - Anecdotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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